Donald Trump soutient Mitt Romney dans la course à l'investiture républicaine

Romney Trump

Première Publication: 2/02/2012 19:30 Mis à jour: 3/02/2012 00:59

WASHINGTON - L'un des candidats républicains à la présidentielle des États-Unis, Mitt Romney, a reçu l'appui de l'homme d'affaires Donald Trump jeudi, qui avait lui-même songé à se lancer en politique sous la bannière républicaine au printemps dernier.

L'entourage d'un autre candidat républicain, Newt Gingrich, était persuadé mercredi soir que l'appui de M. Trump leur reviendrait, tant et si bien que des membres de l'équipe l'avaient assuré à des médias cette soirée-là. L'ancien leader de la Chambre des représentants a toutefois déclaré jeudi qu'il ne se serait pas attendait de toute façon à ce que M. Trump lui apporte son soutien.

Magnat de l'immobilier, M. Trump est connu pour son côté imprévisible, et l'annonce de son appui avait pris des allures de cirque, bien que cela n'ait pas d'impacts réels outre le coup de publicité pour M. Romney.

M. Trump, qui avait par ailleurs remis en question l'an dernier le fait que le président américain, Barack Obama, soit bel et bien né sur le territoire américain, avait affirmé lors d'entrevues que la candidature de M. Romney ne l'enthousiasmait pas. Il l'avait qualifié, sur les ondes de CNN en avril, d'homme de petite envergure.

M. Romney est donné favori dans la course à l'investiture républicaine, qui doit déterminer quel représentant du Great Old Party croisera le fer avec le président sortant, le démocrate Barack Obama, à l'élection de novembre. Il a facilement remporté la primaire de la Floride, tandis que son plus proche rival, M. Gingrich, avait gagné celle de la Caroline du Sud il y a maintenant deux semaines.

L'appui du très riche M. Trump pourrait raviver l'attention à propos de la fortune de Mitt Romney. Les politiciens républicains et démocrates ont tiré à boulets rouges sur cet ancien gouverneur du Massachusetts, qui a déclaré mercredi qu'il n'était pas inquiet pour les plus pauvres des Américains, puisque le pays était doté d'un «filet social», pas plus qu'il ne se souciait des plus riches d'entre eux. Ils y ont vu un signe supplémentaire de l'importance de sa fortune personnelle, estimée à quelque 250 millions $ US.

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Publié par Geoffrey Dirat  |