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Espionnage à la Ville de Montréal: aucune accusation criminelle

01/02/2012 12:39 EST | Actualisé 02/04/2012 05:12 EDT
Flickr: jurvetson

MONTRÉAL - Il n'y aura pas de poursuite criminelle dans le dossier des allégations d'écoute électronique à l'endroit de certains fonctionnaires de la Ville de Montréal, a annoncé mercredi l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Le commissaire à la lutte à la corruption, Robert Lafrenière, a expliqué dans un communiqué qu'il s'agissait de la conclusion du Directeur des poursuites criminelles et pénales, à la suite de l'analyse du dossier.

Au mois d'avril dernier, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, avait demandé à M. Lafrenière de coordonner une enquête sur les moyens que le contrôleur général de la Ville, Pierre Reid, avait utilisés afin de mener ses propres enquêtes au sein de l'administration du maire Gérald Tremblay, notamment en ce qui a trait à l'écoute électronique.

La découverte de ces enquêtes, qui visaient le vérificateur général, Jacques Bergeron, et le président du conseil municipal, Claude Dauphin, avait provoqué le départ de M. Reid.

MM. Bergeron et Dauphin étaient visés par une enquête de la part du contrôleur général qui, pour vérifier des allégations portées à son attention, avait autorisé des intrusions dans leur boîte de courriels.

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a rappelé que même si des accusations n'avaient pas été déposées, le dossier de l'espionnage à l'hôtel de ville demeurait une faute grave.

Selon lui, le maire Tremblay a permis «que l'indépendance et le bon fonctionnement des institutions démocratiques de la Ville de Montréal soient bafoués», a-t-il ajouté, par voie de communiqué.

Entre-temps, des décisions sont toujours attendues dans les poursuites intentées contre l'administration Tremblay par le vérificateur général et par l'ancien président du conseil municipal.