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Sarkozy annonce une hausse de la TVA en France

29/01/2012 04:08 EST | Actualisé 30/03/2012 05:12 EDT

PARIS - Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé une hausse du taux normal de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) et la création d'une taxe sur les transactions financières, dimanche.

Laetaux normal de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) va augmenter de 1,6 point, passant de 19,6 à 21,2 pour cent. Cette mesure ne rentrera en application qu'au 1er octobre, a précisé le chef de l'Etat lors de son émission télévisée. "Nous espérons avec le gouvernement que ça va déclencher des achats par anticipation", a-t-il dit.

En échange, le chef de l'Etat a annoncé l'exonération totale ou partielle — en fonction du niveau de salaire — des "cotisations familiales patronales" pour les entreprises. "Nous enlevons des charges à des emplois qui sont délocalisables", a-t-il expliqué.

"Nous allons augmenter de deux points la CSG (contribution sociale généralisée) sur les revenus financiers", a-t-il ajouté. "Il est normal que les patrimoines les plus aisés participent à ce travail".

M. Sarkozy a confirmé qu'il entendait "créer une taxe sur les transactions financières". Lors de son intervention télévisée, il a précisé que la France, qui souhaite "montrer l'exemple", vise une application au "mois d'août de cette année".

Cette taxe s'appliquerait sur les actions de "toute entreprise cotée en France, même si on l'achète à New York". Elle s'élèverait à 0,1 pour cent, a indiqué le chef de l'Etat.

Seront aussi taxés "les CDS, qui sont les instruments spéculatifs sur les dettes souveraines", et "les achats spéculatifs par ordinateur".

Par ailleurs, M. Sarkozy a dit s'exprimer dimanche soir "en tant que chef de l'Etat pour rendre des comptes aux Français", et non en tant que candidat à sa réélection, sans faire grand mystère de ses intentions, même s'il ne s'est toujours pas officiellement déclaré. "J'ai un rendez-vous avec les Français, je ne me déroberai pas, et franchement, ça approche", a-t-il dit.

"En situation de crise comme celle que nous connaissons, (...) je suis là en tant que chef de l'Etat pour rendre des comptes aux Français", a-t-il dit lors de son intervention télévisée.

Interrogé sur les propos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a déclaré qu'elle irait le soutenir lors de ses futurs meetings, Nicolas Sarkozy a répondu: "c'est un tout autre sujet puisque je n'ai pas pour l'instant annoncé quoi que ce soit, ni sur ma candidature, ni sur mes meetings".

A nouveau questionné sur le sujet, à la fin de l'émission, le chef de l'Etat n'a pas fait grand mystère de ses intentions. "J'ai un rendez-vous avec les Français, je ne me déroberai pas, et franchement, ça approche", a-t-il affirmé, faisant référence au 16 mars, date limite de dépôt des candidatures pour l'élection présidentielle. Le chef de l'Etat a dit être dans un état d'esprit "très déterminé".

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