La ville d'Oakland se remet après une journée de manifestations violentes
OAKLAND, États-Unis - Des responsables municipaux d'Oakland, en Californie, ont évalué les dommages causés à l'Hôtel de Ville par des protestataires du mouvement «Occupons» tandis que les leaders de ce mouvement ont affirmé dimanche que la police avait agi dans l'illégalité en arrêtant des centaines de manifestants, et pourrait faire l'objet d'une poursuite.
La mairesse Jean Quan faisait partie de l'équipe d'inspection des dommages causés après que des dizaines de personnes aient pénétré dans le bâtiment samedi, fracassant des vitrines, peinturant des graffitis à la bombe aérosol et brûlant un drapeau américain.
Cette entrée par effraction est le point culminant d'une journée de heurts entre les manifestants et la police. Le chef de police adjoint Howard Jordan a indiqué que près de 400 personnes avaient été arrêtées pour des infractions variant de refus de se disperser au vandalisme. Au moins trois policiers et un protestataires ont été blessés.
Dans un communiqué publié dimanche, le Comité média d'«Occupons Oakland» a critiqué la conduite de la police, affirmant que la plupart des arrestations avaient été illégalement effectuées parce que les autorités n'avaient pas donné l'occasion aux manifestants de se disperser.
Toujours selon le communiqué, la Police d'Oakland fera l'objet d'un autre recours collectif, un type de procédure qui lui a déjà coûté 58 millions $ US en procès au cours des 10 dernières années.
Les environs de l'Hôtel de Ville étaient relativement calmes dimanche matin, et il n'était pas clair si les manifestants allaient organiser un autre événement de grande envergure.
Des dizaines de policiers demeuraient à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment après y avoir monté la garde pendant la nuit. Les manifestants d'«Occupons Oakland» ont pénétré dans le bâtiment historique et y ont brûlé un drapeau américain, alors que des policiers utilisaient des gaz lacrymogènes pour disperser les gens lançant des pierres et détruisant des clôtures à un centre des congrès.
Les manifestations de samedi, les plus turbulentes depuis le démantèlement forcé d'un campement «Occupons» en novembre par la police municipale, sont survenues quelques jours seulement après que le groupe ait annoncé son intention d'utiliser un centre des congrès inutilisé comme un centre social et politique et ait menacé de tenter de faire fermer le port de la ville pour la troisième fois, occuper l'aéroport et prendre d'assaut l'Hôtel de Ville.
Le mouvement américain «Occupons», qui a débuté sur Wall Street, à New York, s'est étendu à de nombreuses grandes villes du pays et d'ailleurs, dont Los Angeles et Oakland.
La police municipale avait d'ailleurs été vertement critiquée pour avoir utilisé la force pour mettre fin à de précédentes manifestations. La mairesse Quan faisait alors partie des détracteurs, mais, samedi, elle semblait avoir changé d'avis.
«Nos policiers ont agi modérément, a-t-elle déclaré. Y a-t-il eu des fautes? Peut-être... Mais bien honnêtement, une majorité des protestataires qui attaquaient la police n'étaient clairement pas pacifiques.»


Première Publication: 29/01/2012 17:33 Mis à jour: 30/01/2012 14:09