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L'économie américaine s'est améliorée d'un modeste 2,8 pour cent au 4e trimestre

27/01/2012 10:44 EST | Actualisé 28/03/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - L'économie américaine s'est appréciée à un taux annualisé de 2,8 pour cent au quatrième trimestre de l'an dernier, soit sa meilleure performance de l'année.

Les Américains ont dépensé plus pour se procurer des voitures et d'autres biens de longue durée, pendant que les entreprises renflouaient leurs inventaires. La croissance a toutefois été freinée par la plus importante réduction des dépenses gouvernementales des dernières décennies.

Le département du Commerce a fait savoir vendredi que l'économie américaine a crû de seulement 1,7 pour cent l'an dernier, soit environ la moitié de la croissance enregistrée en 2010 et la pire amélioration depuis la récession.

De nombreux économistes prédisent une croissance modeste pour le premier trimestre de 2012, puisque les entreprises devraient réduire leurs dépenses d'inventaires et que les consommateurs risquent de se montrer plus frileux si la hausse des salaires demeure moindre que celle de l'inflation.

Au cours des trois derniers mois de l'année, les dépenses des consommateurs ont avancé à un taux annualisé de 2 pour cent, une amélioration modeste par rapport au trimestre précédent. Les dépenses des ménages représentent 70 pour cent de l'activité économique américaine.

L'essentiel de cette croissance provient d'une hausse de 14,8 pour cent des ventes de voitures et d'autres biens durables.

Les dépenses gouvernementales ont reculé de 4,6 pour cent au quatrième trimestre et de 2,1 pour cent pendant l'année — le déclin le plus important depuis 1971. Des réductions massives des dépenses militaires ont été annoncées au début et à la fin de l'année.

Les nouvelles ne sont pas que mauvaises. Les entreprises ont augmenté leurs dépenses d'équipements en décembre, la confiance des consommateurs est en hausse, le taux de chômage a glissé à 8,5 pour cent le mois dernier — son niveau le plus bas des six derniers mois — et les gens achètent davantage de voitures. Certains économistes croient aussi que le marché de l'immobilier est sur la voie de la relance.

D'autres redoutent toutefois l'impact que pourrait avoir aux États-Unis une éventuelle récession européenne.

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