Le PQ accuse Khadir de tenir des propos incohérents sur la souveraineté

Amir Khadir

Première Publication: 26/01/2012 11:33 Mis à jour: 13/02/2012 13:47

JOLIETTE - La question d'une éventuelle alliance électorale entre le Parti québécois et Québec solidaire (QS) a donné lieu, jeudi, à une première altercation entre deux députés des formations politiques.

En marge d'un caucus péquiste, le péquiste Denis Trottier a accusé Amir Khadir de tenir des propos incohérents.

Lors d'un point de presse, M. Trottier a réagi vivement aux déclarations de M. Khadir, député de QS, selon qui le Parti québécois ne fera pas la souveraineté.

«Ce n'est pas sérieux, ce n'est pas sérieux ça, a-t-il dit. Quand est-ce qu'on les entend parler d'indépendance, les solidaires? On entend parler de toutes sortes d'affaires. Ils veulent nationaliser toutes sortes d'affaires, ça a bien du bon sens.

«Sauf que sur la question de l'indépendance, on ne les entend pas. S'il y a un parti qui veut et qui va faire l'indépendance, c'est le Parti québécois, soyons clairs. Dire n'importe quoi, ce n'est pas crédible.»

Cet accrochage survient alors que les députés péquistes ont brièvement discuté de cette épineuse question, mercredi, lors de la première journée de leur caucus de deux jours dans un hôtel de Joliette.

Le sujet a été abordé pendant dix minutes, a précisé jeudi le député péquiste Sylvain Simard.

À cette occasion la chef péquiste, Pauline Marois, a indiqué à ses députés qu'elle se chargera personnellement du dossier.

Mme Marois entreprendra des études pour évaluer cette opportunité d'ici les prochaines élections, ont indiqué ses députés réunis en caucus.

Réagissant au débat qui anime le PQ au sujet des alliances, M. Khadir a déclaré dans une entrevue à La Presse son pessimisme quant à cette éventualité.

M. Khadir a nié avoir approché la moitié du caucus péquiste, contrairement à ce que le député du PQ Nicolas Girard a affirmé mercredi.

Haussant le ton, M. Khadir a soutenu que ce sera son parti qui fera la souveraineté et non les péquistes.

Sans conclure que les ponts sont brûlés, M. Trottier avait peu d'espoir, jeudi, qu'un accord soit possible avec QS.

«Il faut essayer de travailler avec eux-autres, a-t-il dit. Je pense que c'est l'avenir qui va nous le dire.»

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Publié par Patrick White  |