Procès Shafia: les plaidoiries sont terminées

Shafia Trial

Première Publication: 26/01/2012 10:25 Mis à jour: 13/02/2012 13:09

KINGSTON, Ont. - Les plaidoiries finales de la Couronne au procès Shafia se sont terminées en soirée, jeudi, après qu'un appel à la bombe eut forcé l'évacuation du palais de justice en matinée.

Le procès a repris en après-midi sous haute surveillance après l'alerte à la bombe, et l'audience a été retardée en raison des mesures de sécurité accrues.

Le juge Robert Maranger a indiqué qu'il prendra toute la journée de vendredi pour livrer ses instructions aux jurés.

La procureure de la Couronne, Laurie Lacelle, a déclaré aux jurés que les trois accusés étaient aussi responsables les uns que les autres d'avoir planifié et commis les quatre meurtres, afin de se débarrasser de certains membres de la famille qui la déshonoraient.

Mohammed Shafia, âgé de 58 ans, sa deuxième épouse, Tooba Yahya, âgée de 42 ans, et leur fils Hamed, âgé de 21 ans, ont tous trois plaidé non coupable à quatre accusations de meurtre prémédité. Ils sont accusés d'avoir tué trois adolescentes de la famille Shafia — Zainab, Sahar et Geeti, âgées de 19, 17 et 13 ans —, de même que la première femme de Mohammed Shafia, Rona Amir Mohammad, âgée de 52 ans.

Les corps des quatre femmes ont été retrouvés le 30 juin 2009 dans une voiture submergée dans une écluse du canal Rideau à Kingston. Selon la procureure de la Couronne, Laurie Lacelle, les trois accusés avaient décidé d'éliminer une «branche morte de leur arbre généalogique».

«Leur décision a été de tailler l'arbre et de le replanter dans la bonne forêt» a-t-elle déclaré au jury.

La Couronne prétend que leur mort était préméditée, et que le crime a été maquillé pour faire croire à un accident.

De son côté, l'avocat du fils Hamed Shafia, Patricck McCann, a déclaré au jury mercredi que la preuve des morts accidentelles était crédible.

Quatre mois après les arrestations des membres de la famille, le fils Hamed a déclaré à un étudiant d'université engagé par son père comme détective privé qu'il était présent lorsque la voiture est tombée dans le canal et qu'il avait été témoin du tragique accident, mais qu'il n'avait pas appelé la police. «Pour cela, il est coupable d'avoir été stupide, d'avoir eu un comportement moralement répréhensible, mais pas de meurtre.»

En ce qui a trait à l'alerte à la bombe, le constable Steve Koopman a déclaré qu'il ne pouvait dire si cela était relié au procès Shafia.

«Je ne peux pas affirmer à 100 pour cent qu'il y a un lien, mais c'est certain que cette cause fait beaucoup de bruit en ville.»

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Publié par Jean-Philippe Cipriani  |