NOUVELLES

Enquête Pickton: un inspecteur rejette les critiques à son endroit

26/01/2012 09:41 EST | Actualisé 27/03/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - Un ancien inspecteur de la police de Vancouver qui a été fortement critiqué pour son travail dans l'enquête sur Robert Pickton contredit certaines des allégations lancées contre lui, rejetant celle selon laquelle il aurait éliminé la possibilité d'un tueur en série et remettant en question ses principaux dénigreurs.

Lors de la commission d'enquête publique examinant le travail de la police lors de l'enquête Pickton, plusieurs témoins ont critiqué l'inspecteur Fred Biddlecombe, qui était en charge de la section des crimes majeurs à la fin des années 90 lorsque celle-ci a été informé de la disparition de plusieurs prostitués du quartier Downtown Eastside.

Ces critiques ont pris de l'ampleur cette semaine, lors du témoignage de l'ancien détective Kim Rossmo, un profileur géographique qui était parmi les premières personnes à émettre l'hypothèse qu'un tueur en série pourrait être en action.

M. Rossmo a raconté que M. Biddlecombe était en mode confrontation lorsqu'un groupe de travail a suggéré de voir le dossier sous l'angle du tueur en série, piquant une colère pendant une réunion en septembre 1998 et ordonnant la dissolution de l'équipe.

M. Rossmo a été contre-interrogé par l'avocat de M. Biddlecombe jeudi.

David Neave lui a montré un article de journal datant de septembre 1998 dans lequel son client affirmait qu'il n'avait pas exclu la piste d'un tueur en série.

Me Neave a aussi rappelé qu'en mai 1999, M. Biddlecombe a créé une équipe de travail sur les femmes disparues, qui a été surnommé «Project Amelia».

M. Rossmo et certains autres témoins ont estimé que la lenteur de la police de Vancouver a accepté la thèse de tueur en série est une des principales raisons pour Robert Pickton, dont l'ADN de 33 femmes ont été retrouvées sur son terrain, n'a pas été arrêté avant.

PLUS:pc