NOUVELLES

Un hommage national est rendu aux quatre soldats français tués en Afghanistan

25/01/2012 01:58 EST | Actualisé 26/03/2012 05:12 EDT

VARCES, France - Le président Nicolas Sarkozy a rendu hommage mercredi aux quatre soldats français tués le 20 janvier par le tir d'un soldat afghan, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée à Varces, en Isère.

Les quatre soldats, qui appartenaient au 93e régiment d'artillerie de montagne de Varces et au 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol dans le Vaucluse, ont été «victimes du plus lâche des crimes: alors qu'ils se trouvaient désarmés, ils ont été abattus pas un taliban vêtu de l'uniforme d'une armée amie, qu'ils étaient venus former avec confiance, avec dévouement», a déclaré le chef de l'État lors de son éloge funèbre.

Nicolas Sarkozy a remis les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume aux quatre soldats décédés. «Je sais la douleur de vos proches et je la comprends, je veux la partager», a-t-il dit. «Je veux porter ici le témoignage de la reconnaissance que les Français et nos alliés portent à votre sacrifice.»

«Au sein de la coalition internationale, (...) nos hommes avaient pour mission de conduire l'armée nationale afghane sur le chemin de l'autonomie, pour que les Afghans assurent eux-mêmes leur sécurité», a-t-il souligné. «Le président Karzaï m'a fait part de son émotion face à ce drame (...) qui cherche à fragiliser la collaboration engagée par nos deux pays au service de la paix.»

«Ne nous trompons pas de colère, ne nous laissons pas aveugler par la douleur», a-t-il souhaité. «C'est encore une fois le terrorisme qui, prenant le visage de nos alliés, sous les dehors de l'armée régulière, a voulu frapper à travers la France l'idée même de liberté. Nous ne nous laisserons pas impressionner par cette barbarie, par cet obscurantisme d'un autre âge, qui doit nous renforcer encore dans notre détermination à oeuvrer pour la paix.»

Quatre soldats français ont été tués et quinze autres blessés le 20 janvier dans une attaque sur la base militaire de Gwan, dans la province de Kapisa, partagée entre les forces afghanes et le contingent français.

Le jour même, Nicolas Sarkozy avait envisagé d'anticiper le retrait de l'armée française. Le chef de l'État annoncera sa décision après sa rencontre avec le président afghan Hamid Karzaï vendredi à l'Élysée.

PLUS:cppc