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Procès pour complot terroriste: un témoin devra être identifié pour la défense

25/01/2012 10:37 EST | Actualisé 26/03/2012 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Un juge a donné une semaine à des procureurs pour lui révéler le nom d'un témoin qui aurait été recruté pour participer à un complot lié à al-Qaïda qui visait à mener des attaques dans le métro de New York, à l'aide de bombes fabriquées à partir de produits cosmétiques.

Les avocats d'un homme accusé de complot, Adis Medunjanin, ont demandé de connaître l'identité de l'homme avant la tenue du procès de leur client, qui devrait se tenir en avril.

Lors d'une comparution à la cour fédérale de Brooklyn mercredi, les procureurs ont d'abord refusé d'identifier le témoin du gouvernement, surnommé M. John Doe par un avocat, soulevant des inquiétudes quant à sa sécurité.

Mais le juge Raymond Dearie a estimé que les avocats de M. Medunjanin avaient le droit de connaître son nom, afin qu'ils puissent préparer sa défense correctement.

Toutefois, le juge a aussi accepté de permettre au gouvernement de fournir son nom en vertu d'une ordonnance préventive qui empêche la défense de le rendre disponible au public.

Selon l'acte d'accusation déposé la semaine dernière à Brooklyn, M. Medunjanin fait l'objet d'une nouvelle accusation selon laquelle il aurait — avec deux anciens collègues de classe, Najibullah Zazi et Zarein Ahmedzay — tenté de recruter John Doe afin qu'il se rende au Pakistan «pour mener une violente guerre sainte».

M. Medunjanin, âgé de 27 ans, a plaidé non coupable aux nouvelles accusations mercredi, qui comprennent aussi un chef d'utilisation de dispositif de destruction.

Il avait déjà plaidé non coupable d'avoir comploté pour utiliser des armes de destruction massive et d'avoir fourni du support matériel à une organisation terroriste, notamment.

Selon la poursuite, les trois hommes auraient tenté de recruter John Doe avant de se rendre en Afghanistan en 2008 pour se joindre aux Talibans et combattre les forces américaines. Ils se seraient retrouvés sous la tutelle de sympathisants à al-Qaïda, qui leur auraient fourni un entraînement dans un camp pakistanais et leur auraient demandé de mener des attentats suicides.

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