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Le NPD croit passagère la baisse dans les intentions de vote des Québécois

25/01/2012 12:37 EST | Actualisé 26/03/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Les néo-démocrates québécois assurent que les mauvais résultats qui se succèdent dans les sondages ces jours-ci ne font que passer.

Citant le sondage CROP publié par La Presse mercredi, le député Alexandre Boulerice souligne que les 53 pour cent relevés par le sondeur en juin, «c'est des intentions de vote, ça n'a jamais existé».

Il rappelle qu'aux dernières élections, son parti était à 12 pour cent au Québec avant de rafler 59 des 75 sièges. «Si on est à 30 aujourd'hui (CROP estime plus précisément ces appuis à 29), on gagne beaucoup de comtés au Québec», se rassure-t-il, pour se consoler de la perte de la moitié des intentions de vote en sept mois.

CROP a obtenu ces chiffres dans un sondage de 1000 internautes, effectué du 19 au 23 janvier, et dont la marge d'erreur serait d'environ 3 pour cent (pour un sondage comparable réalisé par téléphone). Le NPD y figure encore premier au Québec.

M. Boulerice est un des rares députés prêts à reconnaître les chiffres des coups de sonde.

Plusieurs de ses collègues réunis à Ottawa pour préparer le retour en Chambre la semaine prochaine, maintiennent que leur expérience sur le terrain n'a rien à voir avec ces chiffres.

«Je ne suis pas d'accord avec ça, proteste Jean Rousseau, député de Compton-Stanstead. Quand on est sur le terrain, on a extrêmement d'appuis et de support.»

«On revient de cinq semaines dans la circonscription où j'ai eu le meilleur des sondages, c'est-à-dire le pouls des citoyens qui sont contents des services qu'on leur rend», renchérit son collègue de Trois-Rivières, Robert Aubin.

Ceux d'entre eux qui admettent la baisse en popularité accusent la course au leadership et calculent donc que leurs ennuis sont passagers.

«On est dans une situation qui va changer d'ici deux mois avec une course à la chefferie qui va se terminer», rappelle Guy Caron, le président du caucus québécois du NPD.

«Je crois que le défi sera résolu une fois qu'une permanence est assurée à la chefferie», dit Thomas Mulcair, un de ceux qui lorgnent le leadership du parti.

«On a énormément de respect et d'admiration pour Nycole et le travail qu'elle est entrain de faire. Mais bien entendu, les choses sont dans une situation qui exige la présence de plusieurs joueurs à travers le Canada en ce moment», dit le député d'Outremont pour expliquer la baisse de popularité de son parti au Québec.

En attendant le 24 mars, date où les néo-démocrates choisiront leur nouveau chef, c'est Nycole Turmel qui doit fouetter les troupes pour les deux mois qui restent.

Dans un discours à son caucus mercredi, elle a louangé son «équipe forte et unie» qui sera «à la hauteur», promet-elle, pour lutter contre le budget à venir du gouvernement conservateur.

Elle s'est engagé à faire de la lutte contre ce budget, «le combat de ma vie».

Pendant ce temps, l'autre leader par interim, Bob Rae, visitait le comté de Saint-Maurice-Champlain où la députée Lise St-Denis a abandonné les néo-démocrates pour se joindre aux libéraux. Selon les sondages, ce sont surtout les libéraux qui profiteraient de la chute de popularité du NPD au Québec.

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