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Subban calme le jeu avec Ladouceur et affirme qu'il a besoin de direction

24/01/2012 03:14 EST | Actualisé 25/03/2012 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - P.K. Subban a de nouveau retenu l'attention, mardi, au retour du Canadien à l'entraînement à Brossard. Comme si passer une journée sans être le centre d'intérêt de tout le monde était une journée de perdue...

Au cours d'un exercice, le jeune défenseur a suscité la colère de l'entraîneur-adjoint Randy Ladouceur, qui a élevé la voix. Ces deux-là avaient eu une discussion animée sur le banc au cours du match contre les Penguins de Pittsburgh, vendredi, après que Subban eut commis une erreur coûteuse.

Réticent à rendre l'impayable «Pernell Karl» disponible pour des entrevues, le CH a finalement accepté. Le jeune homme ne demandait pas mieux. Il était en verve.

«J'ai toujours du plaisir, moi, parfois trop même et c'est peut-être ce qui me met dans le pétrin», a-t-il commencé par dire.

Puis, il a assuré que Ladouceur et lui entretenaient une excellente relation.

«Je suis un jeune joueur qui a besoin de direction. Laissez-les faire leur travail, a-t-il affirmé, en parlant des entraîneurs de l'équipe. Je vous prédis que Randy ou d'autres vont encore devoir me rappeler à l'ordre. Et si à chaque fois qu'on me réprimande, vous en faites un plat, ça n'aidera pas l'équipe.»

Affirmant être un meilleur joueur qu'à sa première saison complète dans la LNH, Subban a dit qu'il tente de s'améliorer à tous les jours.

«On est exigeant à mon endroit et de d'autres gars, mais nous apprenons encore.»

Pour ce qui est des rumeurs d'échange l'impliquant, elles sont loin de le tourmenter.

«Des rumeurs, il y en avait avant même que je joue mon premier match dans la Ligue nationale», a-t-il répliqué avec désinvolture.

Subban faisait allusion à l'échange avorté du directeur général Bob Gainey avec le Lightning de Tampa Bay en 2009. Son nom circulait dans les rumeurs.

«Il y aura toujours des rumeurs, à toutes les semaines ou presque, principalement dans une ville comme Montréal. Moi je ne me concentre qu'à jouer au hockey et qu'à avoir du plaisir.»

Subban ne souffle d'aucun complexe d'infériorité, on le soupçonnait. Cela dit, il sait qu'il a des croûtes à manger. Mais le réconfort qu'il reçoit d'anciens joueurs du CH lui fait croire qu'il est sur la bonne voie.

«Ces anciens me disent, quand ils me rencontrent, que je fais du bon travail et de continuer dans le même sens.

«Je veux aider l'équipe à connaître du succès et je veux apprendre, a-t-il renchéri. Il n'y a pas de meilleur endroit que Montréal pour savourer la conquête d'un championnat, et j'adore la ville.

«Il m'arrivera de connaître des hauts et des bas. J'espère apporter à l'équipe une contribution plus positive que négative. Personnellement, je veux devenir le meilleur joueur que je puisse être. L'âge n'a rien à voir. C'est à moi de prendre les choses en mains», a-t-il résumé.

L'entraîneur Cunneyworth a rappelé que la patience est de mise dans le cas des jeunes joueurs, particulièrement des jeunes défenseurs.

«L'apprentissage est plus difficile pour les jeunes défenseurs parce qu'ils doivent acquérir plus d'expérience, a-t-il noté. Dans le cas de P.K., on parle d'un jeune très talentueux qui poursuit sa progression. Il fait de très bonnes choses pour nous, et je dirais qu'il est meilleur par rapport au début de la saison.»

Cunneyworth n'estime pas que le Canadien l'a jeté dans la fosse aux lions cette saison, en l'absence d'Andrei Markov.

«J'estime que ce n'est pas une mauvaise chose, a-t-il dit. Ça lui permet d'être utilisé dans toutes les situations, et ça ne peut que lui être bénéfique.

«J'ai vu des défenseurs comme Wade Redden et Chris Phillips (chez les Sénateurs d'Ottawa) être envoyés dans le feu de l'action en bas âge et bien réagir.»

Le gardien Carey Price est en bonne position pour comprendre la situation avec laquelle Subban doit composer cette saison. Il y a quelques années à peine, des observateurs doutaient de ses capacités.

«P.K. possède un énorme potentiel, il faut être patient avec lui, a-t-il opiné. Hal Gill a plus de 1000 matchs de joués dans la Ligue nationale et P.K. à peine plus d'une centaine. On voit la différence entre les deux. Il n'y a rien comme l'expérience. Ça ne s'apprend pas, ça s'acquiert.»

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