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Ontario: les salaires des fonctionnaires dans la mire de Dalton McGuinty

24/01/2012 06:28 EST | Actualisé 25/03/2012 05:12 EDT

TORONTO - Le premier ministre ontarien Dalton McGuinty a plaidé mardi que la province ne pouvait éliminer son déficit budgétaire de 16 milliards $ sans étudier le problème que pose la masse salariale de la fonction publique.

Dans un discours prononcé devant le Canadian Club de Toronto, M. McGuinty a affirmé qu'il était extrêmement important de s'en tenir à des délais fermes de réduction du déficit afin de pouvoir faire croître l'économie et créer des emplois.

Il a souligné que les salaires des fonctionnaires monopolisaient la moitié de l'ensemble des dépenses gouvernementales, soit quelque 55 milliards $ par année. Dalton McGuinty a ajouté qu'il était impossible de réduire le déficit budgétaire du gouvernement sans s'attaquer à l'enjeu des salaires des employés de l'État, mais n'a toutefois pas évoqué la possibilité d'un gel des salaires.

Le premier ministre a expliqué à son auditoire que son gouvernement discutera fermement avec ses fonctionnaires, en respectant toutefois le processus de négociation collective.

M. McGuinty a aussi assuré qu'il n'augmenterait pas les impôts pour rédiger le budget provincial à l'encre noire. Il a affirmé que son gouvernement ferait bientôt connaître son plan de réforme du système de santé, mais n'a offert aucune information concernant les compressions budgétaires attendues en mars.

Le premier ministre, à la tête d'un gouvernement minoritaire, a promis de protéger la santé et l'éducation en réduisant les dépenses étatiques. De leur côté, les conservateurs de Tim Hudak plaident pour un gel des salaires dans la fonction publique.

«De ce que nous comprenons, un gel des salaires n'a pas été rejeté. C'est essentiel», a affirmé Peter Shurman, porte-parole conservateur.

Pour sa part, le Nouveau Parti démocratique ontarien s'est dit surtout préoccupé du manque d'informations quant à la future réforme du système de santé.

«Quand ce gouvernement exprime sa volonté de transformer le système de santé, je crois que nous devons tous nous inquiéter», a fait valoir la chef du NPD provincial, Andrea Horwath, évoquant la possibilité que le terme «transformation» soit un euphémisme pour «compressions budgétaires».

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