Huffpost Canada Quebec qc

RIM: Jim Balsillie et Mike Lazaridis quittent la direction

Publication: Mis à jour:
DEMISSION BALSILLIE LAZARIDIS
Jim Balsillie Mike Lazaridis démission, démission Jim Balsillie Mike Lazaridis, Jim Balsillie Mike Lazaridis Thorsten Heins, Thorsten Heins Jim Balsillie Mike Lazaridis, RIM Balsillie Lazaridis, Lazaridis Balsillie RIM, Research in Motion, Thorsten Heins, Mike Lazaridis, Jim Balsillie | AP

WATERLOO, Ont. - Fléchissant finalement aux pressions d'actionnaires mécontents, Jim Balsillie et Mike Lazaridis, les coprésidents et cofondateurs de Research in Motion (TSX:RIM), le fabricant du téléphone intelligent BlackBerry, ont confirmé qu'ils quittaient leurs fonctions.

L'entreprise de Waterloo, en Ontario, a annoncé que le duo sera remplacé par Thorsten Heins qui s'est joint à RIM il y a quatre ans après son passage chez Siemens AG.

Ces changements entrent en vigueur immédiatement, selon un communiqué de presse publié sur le site internet de RIM, dimanche soir. Une conférence téléphonique, accompagnée d'une diffusion simultanée sur le web, doit avoir lieu lundi matin à 8 h.

Dans ce même communiqué, on annonce que M. Lazaridis occupera dorénavant les fonctions de vice-président du conseil de RIM et président du conseil du nouveau comité de l'innovation.

À titre de vice-président, M. Lazaridis travaillera en étroite collaboration avec M. Heins pour offrir des conseils stratégiques, assurer une transition en douceur et continuer de promouvoir la marque BlackBerry partout dans le monde.

De son côté, M. Balsillie restera en poste à titre de directeur.

«Je suis d'accord avec le fait que le temps est venu de faire place à un nouveau leadership, et j'ai entière confiance en Thorsten, l'équipe de gestion et en l'entreprise», a-t-il déclaré.

«Je demeure un important actionnaire et un directeur et, bien sûr, ils (les membres du conseil) auront tout mon support», a ajouté M. Balsillie.

Au sujet de la nomination de M. Heins à titre de chef de la direction, M. Lazaridis a lui aussi déclaré que le temps était venu d'emprunter une nouvelle avenue.

«Il arrive un jour, dans la croissance de toute entreprise ayant connu du succès, où ses fondateurs réalisent qu'il faut passer le flambeau à de nouveaux leaders. Jim et moi avons rencontré les membres du conseil d'administration et leur avons dit que nous pensions que ce jour était arrivé», a d'abord expliqué M. Lazaridis, dans le communiqué.

«Maintenant que le BlackBerry 7 est sur le marché, que le PlayBook 2.0 verra le jour en février et que le BlackBerry 10 devrait sortir plus tard au cours de l'année, l'entreprise aborde une nouvelle phase, et nous pensions qu'il était approprié qu'un nouveau leader lui fasse franchir cette étape et les suivantes. Jim, le conseil d'administration et moi-même pensions que ce leader devait être Thorsten Heins», a ajouté M. Lazaridis.

«Depuis qu'il est en fonction chez RIM, a renchéri M. Lazaridis, Thorsten a démontré qu'il possède le parfait mélange de leadership, d'expérience significative de l'industrie et d'habiletés pour faire avancer la compagnie. Nous avons été impressionnés par ses habiletés opérationnelles, autant chez RIM que chez Siemens. J'ai tellement confiance en l'avenir de RIM que j'envisage acheter 50 millions $ en nouvelles actions de l'entreprise, tel que permis, sur les marchés monétaires», a aussi annoncé M. Lazaridis.

Tous deux âgés de 50 ans, MM. Balsillie et Lazaridis ont dirigé les opérations de la société pendant les deux dernières décennies.

La compagnie a connu une dramatique chute en 2011, glissant derrière ses rivaux dans le féroce marché du téléphone intelligent. Elle a notamment été confrontée à la plus importante panne de service de son histoire et vu sa valeur sur le marché perdre des milliards de dollars.

Par ailleurs, la tablette PlayBook, la riposte de RIM au iPad d'Apple, a été incapable d'obtenir le soutien des consommateurs, au point où la compagnie a dû offrir d'importants rabais pour espérer en accroître les ventes.

De nombreux investisseurs ont blâmé MM. Balsillie et Lazaridis pour les ennuis de la compagnie et avaient demandé qu'ils soient remplacés, et que l'entreprise soit vendue ou fractionnée.

Malgré tous ces ennuis, M. Heins, qui est âgé de 54 ans, a manifesté son optimisme quant à l'avenir de RIM et rendu hommage à ses deux cofondateurs.

«Mike et Jim ont posé un geste audacieux il y a 18 mois lorsque RIM a procédé à l'achat de QNX pour assurer la transformation de la plateforme BlackBerry en vue de la prochaine décennie. Nous sommes convaincus qu'il s'agissait de la bonne avenue. La volonté perpétuelle de Mike et Jim de ne pas sacrifier la valeur à long terme au profit de gains à court terme a fait de RIM la grande entreprise qu'elle est aujourd'hui. Je partage cette philosophie et je suis emballé face à l'avenir de la compagnie», a affirmé M. Heins.

Selon le nouveau chef de la direction, RIM peut compter sur de très bonnes assises pour bâtir l'avenir.

«Nous avons un solide bilan, avec environ 1,5 milliard $ en liquide à la conclusion du dernier trimestre et une dette négligeable. Lors du dernier trimestre, nous avons déclaré des revenus de 5,2 milliards $, en hausse de 24 pour cent par rapport au trimestre précédent, et une augmentation de 35 pour cent, sur 12 mois, de notre nombre d'abonnés, maintenant supérieur à 75 millions», a fait remarquer M. Heins.

-

Suggérer une correction

Sur le web

BlackBerry maker's CEOs hand reins to insider - Yahoo! Finance

Jim Balsillie - News, Articles, Biography, Photos - WSJ.com

Shakeup at RIM

Les patrons de Blackberry raccrochent